Mercredi 11 novembre 2009

Les Martyrs de Vingré sont six poilus, le caporal Paul Henry Floch, les soldats Jean Blanchard, Francisque Durantet, Pierre Gay, Claude Pettelet et Jean Quinault, appartenant au 298e RI, connus pour avoir été fusillés pour l'exemple pendant la Première Guerre mondiale le 4 décembre 1914 et réhabilités par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921.

 

 

Ma bien chère Lucie,

           Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé.
Voici pourquoi:
           Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m'ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J'ai profité d'un moment de bousculade pour m'échapper des mains des Allemands. J'ai suivi mes camarades, et ensuite, j'ai été accusé d'abandon de poste en présence de l'ennemi.
          Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple.
          Mon portefeuille te parviendra et ce qu'il y a dedans.
Je te fais mes derniers adieux à la hâte, les larmes aux
yeux, l'âme en peine. Je te demande à genoux humblement
pardon pour toute la peine que je vais te causer et l'embar-
ras dans lequel je vais te mettre...
         Ma petite Lucie, encore une fois, pardon.
         Je vais me confesser à l'instant, et espère te revoir dans un monde meilleur.
         Je meurs innocent du crime d'abandon de poste qui m'est reproché. Si au lieu de m'échapper des Allemands, j'étais resté prisonnier, j'aurais encore la vie sauve. C'est la fatalité.
         Ma dernière pensée, à toi, jusqu'au bout.


                                                                    Henry FLOCH

 



















3 décembre 1914, 11 heures 30 du soir


Ma chère Bien-aimée, c'est dans une grande détresse que je me mets à t'écrire et si Dieu et la Sainte Vierge ne me viennent en aide c'est pour la dernière fois, je suis dans une telle détresse et une telle douleur que je ne sais trouver tout ce que je voudrais pouvoir te dire et je vois d'ici quand tu vas lire ces lignes tout ce que tu vas souffrir ma pauvre amie qui m'es si chère, pardonne-moi tout ce que tu vas souffrir par moi. Je serais dans le désespoir complet si je n'avais la foi et la religion pour me soutenir dans ce moment si terrible pour moi. Car je suis dans la position la plus terrible qui puisse exister pour moi car je n'ai plus longtemps à vivre à moins que Dieu par un miracle de sa bonté ne me vienne en aide. Je vais tâcher en quelques mots de te dire ma situation mais je ne sais si je pourrai, je ne m'en sens guère le courage. Le 27 novembre, à la nuit, étant dans une tranchée face à l'ennemi, les Allemands nous ont surpris, et ont jeté la panique parmi nous, dans notre tranchée, nous nous sommes retirés dans une tranchée arrière, et nous sommes retournés reprendre nos places presque aussitôt, résultat: une dizaine de prisonniers à la compagnie dont un à mon escouade, pour cette faute nous avons passé aujourd'hui soir l'escouade (vingt-quatre hommes) au conseil de guerre et hélas! nous sommes six pour payer pour tous, je ne puis t'en expliquer davantage ma chère amie, je souffre trop, l'ami Darlet pourra mieux t'expliquer, j'ai la conscience tranquille et me soumets entièrement à la volonté de Dieu qui le veut ainsi; c'est ce qui me donne la force de pouvoir t'écrire ces mots, ma chère bien-aimée, qui m'as rendu si heureux le temps que j'ai passé près de toi, et dont j'avais tant d'espoir de retrouver. Le 1er décembre au matin on nous a fait déposer sur ce qui s'était passé, et quand j'ai vu l'accusation qui était portée contre nous et dont personne ne pouvait se douter, j'ai pleuré une partie de la journée et n'ai pas eu la force de t'écrire, le lendemain je n'ai pu te faire qu'une carte; ce Notre-Dame de Fourvière à qui j'avais promis que nous irions tous les deux en pèlerinage, que nous ferions la communion dans notre église et que nous donnerions cinq francs pour l'achèvement de sa basilique, Notre-Dame de Lourdes que j'avais promis d'aller prier avec toi au prochain pèlerinage dans son église pour demander à Dieu la grâce de persévérer dans la vie de bon chrétien que je me proposais que nous mènerions tous les deux ensemble si je retournais près de toi, ne nous abandonneront pas et si elles ne m'exaucent pas en cette vie, j'espère qu'elles m'exauceront en l'autre. Pardonne-moi tout ce que tu vas souffrir par moi, ma bien-aimée, toi que j'ai de plus cher sur la terre, toi que j'aurais voulu rendre si heureuse en vivant chrétiennement ensemble si j'étais retourné près de toi, sois bien courageuse, pratique bien la religion, va souvent à la communion, c'est là que tu trouveras le plus de consolation et le plus de force pour supporter cette cruelle épreuve. Oh  ! si je n'avais cette foi en Dieu en quel désespoir je serais! Lui seul me donne la force de pouvoir écrire ces pages. Oh ! bénis soient mes parents qui m'ont appris à la connaître ! Mes pauvres parents, ma pauvre mère, mon pauvre père, que vont-ils devenir quand ils vont apprendre ce que je suis devenu ? Ô ma bien-aimée, ma chère Michelle, prends-en bien soin de mes pauvres parents tant qu'ils seront de ce monde, sois leur consolation et leur soutien dans leur douleur, je te les laisse à tes bons soins, dis-leur bien que je n'ai pas mérité cette punition si dure et que nous nous retrouverons tous en l'autre monde, assiste-les à leurs derniers moments et Dieu t'en récompenseras, demande pardon pour moi à tes bons parents de la peine qu'ils vont éprouver par moi, dis-leur bien que je les aimais beaucoup et qu'ils ne m'oublient pas dans leurs prières, que j'étais heureux d'être devenu leur fils et de pouvoir les soutenir et en avoir soin sur leurs vieux jours mais puisque Dieu en a jugé autrement, que sa volonté soit faite et non la mienne. Au revoir là-haut, ma chère épouse.

Jean

Par Sandrine LUER
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Lundi 9 novembre 2009
Par Sandrine LUER
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Lundi 9 novembre 2009

Roger KAROUTCHI, Président du groupe Majorité présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France, déplore la galère subie depuis ce matin par plusieurs centaines de milliers de Franciliens usagers des transports en commun.

Les usagers des lignes A et B du RER, soit 1,8 million de voyageurs quotidiens, n’ont pu compter sur le service minimum garanti prévu par la loi n°2007-1224 du 21 août 2007.

En effet, seul un train sur dix circulait ce matin sur la ligne A et à peine un train sur cinq sur la ligne B.

Le Président du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), Jean-Paul HUCHON, dispose pourtant de moyens pour faire appliquer ce service minimum garanti. Les conventions liant le STIF à la RATP et à la SNCF disposent qu’en cas de grève, l’opérateur est tenu d’assurer au minimum la circulation d’un train sur deux. Force est de constater que, ce matin, cette disposition n’a pas été appliquée.

De plus, plusieurs incidents techniques sur le réseau de métro (lignes 1, 4 et 13) n’ont pas permis aux usagers des lignes A et B de disposer d’une solution de repli fiable pour se rendre à leur travail.

Roger KAROUTCHI appelle le Président du STIF à prendre ses responsabilités en exigeant des compensations pour les usagers victimes de cette galère à répétition, le rétablissement du trafic normal n’étant pas prévu avant demain mardi, au cours de la journée.

Par Sandrine LUER
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Dimanche 8 novembre 2009

 

Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989
J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur. Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l’époque spécialiste des questions de défense : François Fillon. Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe.
C’est cette liberté que nous défendons toujours avec l’Europe, et que nous fêtons 20 ans après.

 

Par Sandrine LUER
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Samedi 7 novembre 2009
Par Sandrine LUER
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  • : Le blog de Sandrine LUER, conseillère municipale au Pecq
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  • : Ma conception de l'action politique, de la res publica : interagir dans les domaines de la politique nationale, locale et internationale pour parvenir à l'édification de sociétés de progrès, de partage et de respect de l'environnement. Il s'agit d'un blog de soutien à l'UMP et à Nicolas Sarkozy, architecte d'une politique de civilisation. Bienvenue ! Sandrine LUER conseillère municipale au Pecq
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