Partager l'article ! Les travaux du Grand Paris: Le Premier ministre a prés ...
Le Premier ministre a présidé, le 28 juillet, une réunion sur le Grand Paris, consacrée aux grandes orientations du projet de loi, qui sera déposé à
l’automne au Parlement.
Christian Blanc a présenté les options possibles en matière d’urbanisme, de gouvernance et de financement du projet. Les propositions ont ensuite été discutées avec l'ensemble des participants dont Jean-Louis Borloo, Eric Woerth, Valérie Pécresse, Frédéric Mitterrand, Dominique Bussereau, Christian Blanc et Benoist Apparu.
Le Premier ministre a insisté sur "l’importance du dialogue avec les collectivités locales, notamment sur la question des transports". "Rien que pour les transports, avait déclaré le président de la République le 29 avril, si l’on additionne le plan de mobilisation des transports programmé par la région, qu’il faut mettre en oeuvre, et le projet du grand métro automatique régional, c’est de l’ordre de 35 milliards qui doivent être dépensés. Mais on peut réduire la dépense en plaçant chaque fois que c’est possible les nouvelles infrastructures de transports sur l’emprise foncière de celles qui existent déjà".
Le Premier ministre a programmé une réunion, la deuxième quinzaine d’août, pour arrêter les orientations et préciser le calendrier du projet de loi devrait se tenir.
Le Projet de Loi sur le
Grand Paris porté par Christian Blanc prévoira la création d'un Etablissement Public Industriel et Commercial pour assurer la création du "Grand 8", grande rocade ferrée desservant les futures
zones de développement franciliennes.
Cette rocade qui comptera une quarantaine de gares sera notamment financée par valorisation foncière (spéculant sur la plus-value des terrains) entre 500 et 1.500 mètres autour des futures
gares.
article sur www.lesindiscrets.com

Une ambition majeure face à un SDRIF en mode mineur
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Le conseil régional d’Ile-de-France a
adopté le 25 septembre 2008 son projet de schéma directeur (SDRIF). Le SDRIF engage l’avenir du bassin parisien jusqu’en 2030, si l’Etat ne bloque pas le processus prévu par la loi. Lire l'Avis de l'Etat sur le projet du SDRIF (septembre 2007) extraits de l'avis de l'Etat
Une relative convergence
sur les défis que doit relever l'Ile-de-France.
Des divergences sur le
projet arrêté, conséquence d’une association insuffisante de l'État sur les orientations.
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À l’attention du Président de la commission d’enquête pour la révision du SDRIF 35, boulevard des Invalides 75007 Paris
Paris, le 3 décembre 2007 Monsieur le Président,
Je tiens à m’exprimer sur le projet de SDRIF car il s’agit d’un document qui engage non seulement l’avenir de la région Île-de-France, mais aussi l’avenir économique et social de la France.
Je suis en désaccord sur de nombreux points avec le projet de SDRIF. Ces points de désaccord sont développés ci-dessous:
-La volonté de rééquilibrer vers l'Est francilien le développement économique et la dynamique de l'emploi se traduit par une diminution significative des moyens à l’ouest de l’Île-de-France: Ce choix est dangereux : en effet, il ne faut jamais, l’expérience le montre, entraver (par manque de subventions, d’infrastructures…) le développement d’un territoire qui possède un fort potentiel du point de vue économique à l’échelle nationale et internationale. Ce serait renoncer aux fruits de synergies spontanées qui ont fait de l’Ouest de la région, une zone qui attire les entreprises et les ressortissants étrangers. Cela s’applique au Yvelines, mais évidemment bien plus encore à la zone de la Défense.
- La zone de la Défense est menacée par l’objectif d’équilibre entre activité économique et logements, objectif difficile à tenir en raison du périmètre restreint de cette zone. - Les territoires faisant l’objet d’une O.I.N. (Opération d’Intérêt National) doivent être soutenus conformément aux décisions de l’État français par une offre de transport collectif et de réalisations d’infrastructures routières permettant de renforcer leur position stratégique: Or le projet de SDRIF émet un avis défavorable au sujet de ces OIN. Pourtant il est primordial de soutenir le développement économique de l’Est de la région en difficulté sans empêcher la réussite d’une zone Ouest qui doit continuer à acquérir des avantages compétitifs dans un environnement international hautement concurrentiel. Permettre la continuité de cet essor à l’Ouest francilien, c’est préparer un transfert de compétence avantageux à moyen terme de cette zone vers les autres territoires de l’Île-de-France.
La volonté de développer l’offre résidentielle dans les Yvelines ne s’accompagne pas des mesures nécessaires visant à créer des bassins d’emploi proches des lieux de résidence : ceci est d’autant plus visible que le projet ramène à 10 % la contribution des Yvelines à l’accroissement de l’emploi régional. Il est néfaste de vouloir brider le développement de l’emploi au nom d’un principe de planification lorsque au niveau national la question de la création d’emploi pour les actifs se pose de manière aiguë. Quant à la priorité accordée au logement social, elle est nécessaire mais les chiffres visés pour les Yvelines sont disproportionnés : pourquoi aller au-delà des seuils imposés par la loi SRU ? (Pour ce département où la demande en logements sociaux est moins élevée que pour la Seine Saint-Denis. Il faut construire des logements sociaux là où cela est nécessaire sous peine d’allonger les temps de trajets de navettes domiciles-travail de personnes se trouvant déjà dans des situations financières difficiles et d’accentuer les problèmes de circulation dans la région.
Il faut construire des logements sociaux là où se trouve l’emploi pour les personnes qui peuvent prétendre à cette aide. Pour ce faire, il faut étudier précisément les capacités d’absorption et de développement des bassins d’emploi. Si ces considérations n’étaient pas prises en compte, le spectre des cités dortoirs désocialisées réapparaîtrait à une époque où nous mesurons l’ampleur des erreurs du passé.
Les projets routiers structurants visant à désenclaver de nombreux territoires des Yvelines sont remis en cause alors que ces projets avaient été décidés en s’appuyant sur l’expertise des services de l’État, des Conseils généraux, des élus et des résidents au moyen notamment de l’organisation des débats publics.
Il faut protéger les espaces boisés, véritable poumon de la Région et atout touristique : sur ce point je serais assez en accord avec le projet de SDRIF si celui-ci n’omettait de prendre en compte l’objectif fixé par le projet de SDRIF de construire annuellement 60 000 logements. Ainsi, le projet ne prend pas en compte la consommation inhérente en espace naturel, la production de déchets, les impacts sur la ressource en eau et la préservation des eaux souterraines. Cette réflexion soulève une autre question concernant le projet de SDRIF : le rapport s’appuie trop souvent lors de l’élaboration d’hypothèses prospectives sur des clichés de la configuration actuelle de la Région sans prendre en compte les évolutions et mutations engendrées par le projet lui-même dans toutes ses composantes.
Du point de vue juridique, le projet actuel du SDRIF est en contradiction avec les dispositions légales actuelles : En effet, ce projet donne un avis défavorable sur les OIN actuelles alors que dans la hiérarchie des règles de droit, le SDRIF doit non seulement intégrer le principe de ces OIN, mais également respecter les dispositions nécessaires à leur mise en œuvre.
Le projet de SDRIF ne doit pas être retenu en l’état actuel car il ne respecte pas les règles du droit français. En outre ce projet ne peut qu’affaiblir économiquement la région toute entière de manière durable, accentuant ainsi les difficultés actuelles non seulement de l’Île-de-France, mais également des Finances publiques, de la population, de la nation en hypothéquant les chances de reprise économique de la France.
Sandrine LUER
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